
Laboratoire de création : le Clown en performance
› Du 02/02/26 au 13/02/26
Oasis pour le vivant, Les Ormes, Coupéville (51)
Présence vocale - Présence du Clown
› Du 18/03/26 au 27/03/26
Les Ormes, Oasis pour le vivant, Coupéville
Laboratoire de création : le clown en performance
Dates:du 3 au 12 février 2026, arrivée le 2 février en fin d'après midi et départ le 13 à midi
Lieu du stage: Association Les Ormes, Oasis pour le vivant, 51240 Coupéville
Horaires : 9h30-18h30
Prérequis: ce laboratoire de création s’adresse à toute personne ayant une pratique du clown (stages suivis et/ou expérience scénique), et qui a envie d'écrire avec sa/son clown.e
Clôture des inscriptions: 2 janvier 2026 – 12 participant.e.s maximum
Coût du stage: stage AFDAS - 2 places en autofinancement
Inscriptions: La Machine à coude lamachineacoude@gmail.com - 07 82 80 53 19. Envoyer Lettre de motivation et CV. Validation par l'intervenante
Matériel à amener impérativement :
un nez rouge (des nez en cuir seront à vendre sur place)
du maquillage
une tenue souple dans laquelle vous êtes à l'aise
une dizaine de pièces de costumes
de quoi prendre des notes + des feutres ou crayons de couleur
un plaid chaud et assez grand pour vous couvrir entièrement
un coussin de méditation si vous souhaitez méditer ainsi
deux livres inspirants
deux musiques inspirantes (à envoyer en amont par mail en format mp3 à l'intervenante)
un objet qui vous inspire la joie
un objet qui vous inspire la tristesse
tout accessoire qui répond à votre envie de performance
Contenu
La performance :
Vient de l’anglais « to perform », dont la traduction littérale est « interpréter ». Elle se comprend donc comme une manière particulière de (se) mettre en scène.
Elle se construit en réalisant une idée par un geste artistique, qui bien souvent mêle plusieurs disciplines. Historiquement, la performance a toujours eu pour but de mettre en scène une forme d’expérimentation, d’ouvrir de nouveaux champs de recherche, de transgresser la norme et d’engager le spectateur dans le processus.
La performance implique 4 éléments fondamentaux : le temps, l’espace, le corps et la relation entre le créateur et son public.
Le clown en performance :
Le clown ne cherche pas à raconter quoi que ce soit. Il partage sa vie et nous laisse le soin de trouver un sens à la nôtre. – Michel Dallaire
Envisager le Clown dans une performance, c’est lui donner l’opportunité de révéler son humanité à travers un geste. Ce geste est à entendre de façon large, en ce sens que la performance pourra s’articuler autour d’un geste unique, ou de plusieurs gestes au service d’une obsession. De même, ce geste pourra être physique, verbal, musical.
Selon les créateur.ices que vous êtes, votre écriture s’articulera autour de rendez-vous, ou sera pure improvisation au service d’une obsession.
Dans tous les cas, la performance offrira au Clown un espace pour un jeu d’expression, et non de situation. Avec elle, la recherche est de vivre une expérience, et s’offrir éventuellement une transformation.
Nous mettrons ce(s) geste(s) au service du Clown, en ce sens que c’est avant tout son corps, sa présence, son authenticité qui fera lien avec le public. Nous rechercherons une écriture de l'intime, du singulier, à l'affût de ce qui se trame dans l'invisible pour chacun.e. Par l'écriture, il s'agira d'entrer en relation avec soi, pour comprendre ce qui se joue dans la relation au public.
Cette performance sera limitée dans le temps : 10 à 15 minutes maximum.
A l’issue du laboratoire nous inviterons un public pour une soirée performative.
Mon approche pédagogique :
Il n’est pas obligatoire d’arriver avec un geste performatif en tête, puisque l’objet de ce laboratoire est de le créer.
Cependant, vous viendrez avec une envie, un désir. Ce peut être un thème qui vous est cher, un poème, une chanson à explorer, un exploit à expérimenter…, quelque chose qui sera un point de départ pour la création de vos performances.
Mon axe pédagogique est le même que dans mes autres stages : un travail sur les énergies, les résonances, le point d’orgue de la respiration pour toucher au vivant du présent, le corps comme stratège de votre dramaturgie. Le cœur du travail du Clown pour moi, c'est la recherche du ressenti.
Le laboratoire s’articulera autour de :
temps collectifs pour renouer avec l’état du Clown
temps de travail en binôme pour : aiguiser votre regard d’observateur.ice, croiser vos univers et tisser ensemble autour de votre envie
temps de travail à la table en solo
temps de passage plateau
temps d'échange post plateau pour ouvrir votre regard de spectateur.ice
Ma guidance s'attache à l'autonomie des joueur.e.s, et j’aménagerai un cadre propice à ce que chacun.e puisse rêver une performance, la vivre, et s'offrir un feed back.
Présence vocale - Présence du clown
Dates: du 18 mars au 27 mars 2026: arrivée de toustes le 17 mars en fin d'après midi, et départ de toustes le 28 mars matin
Lieu du stage: Les ormes, Oasis pour le vivant, 51 240 Coupéville
Prérequis: aucun, sauf l'envie de jouer. Ouvert à toutes et tous, débutant.e.s comme confirmé.e.s
Coût du stage: stage AFDAS - 2 places en autofinancement
Renseignements et inscriptions: envoyez lettre de motivation et CV à lamachineacoude@gmail.com - 07 82 80 53 19.
Contenu
Le Clown, une présence particulière
Je me suis souvent posé la question si le clown était courageux, insouciant ou inconscient. En fait, il est vivant – Michel Dallaire
Un clown, c'est un humain qui fait comme il peut, en jeu – Eric Blouet
Le Clown est un.e joueur.se de l'extrême parce qu'il tisse au présent une toile de jeux avec tous les fils de son être.
Le Clown est plus une philosophie qu'une technique de jeu. C'est choisir que le corps et le mental sont des partenaires qui invitent au jeu ; c'est ouvrir un nouveau regard, celui du joueur, sur les mouvements du corps et les pensées qui nous traversent.
Cette distance c'est le lâcher prise, et elle sera possible grâce à cette intention première qui nourrit le clown : l'envie de jouer, ou comme je l'appelle souvent : « le sourire au fond de la gorge ».
Ainsi, le Clown est un chemin vers une ivresse de vivre. Et c'est cette ivresse qui lui donne une présence si particulière, une présence à la fois intime et universelle.
Pour toucher à cette ivresse, ma vision du Clown est portée par l'énergie. Avec le Clown, nous entrons dans le théâtre de l'énergie, et non dans le théâtre psychologique.
Nous aborderons donc le Clown comme un voyageur, un « glaneur de sensations », un monstre d'énergies au cœur du présent.
Inspirée notamment par les enseignements d'Eric Blouet, nous déploierons ce sourire du Clown par un travail sur les énergies et leurs résonances, et nous libérerons l'état créatif du Clown grâce à une boîte à outils d'expressions (danse, chant, revendication, confession, écriture automatique...).
Notre cadre de recherche sera libéré du rapport frontal au public, car pour moi, le Clown est l'art de la relation à soi, et c'est cela qui permet de toucher le public dans son humanité. Le Clown ne joue pas pour le public, mais bien avant tout pour lui, et il partage cette aventure.
Je dis souvent aux stagiaires que la voix est la meilleure amie du Clown pour entrer dans le lâcher prise. C'est pourquoi j'ai appelé Jenny Dahan à mes côtés pour travailler la présence vocale des joueur.se.s. Et puisque le Clown cherche à exprimer le bouillon de vie qui l'habite, quoi de mieux qu'un travail vocal pour libérer ce que nous avons à défendre, à confier, à chanter.
Les journées commenceront par une exploration de nos voix avec Anna, et se poursuivront à mes côtés pour l'éclosion des joueur.se.s, autour d' exercices en groupe, en duo, et des passages solos en improvisation.
La voix du corps avec Anna Weber
Comment donner un corps à la voix et une voix au corps?
Le travail que nous allons mener ensemble cherche à ouvrir un espace, créer une disponibilité pour que la voix puisse sortir libre.
Nous allons donc jouer avec la respiration, créer un lien avec notre corps dans toutes ces différentes parties pour voir comment il résonne. Cela va ouvrir un chemin où la voix pourrait circuler comme une rivière dans son lit.
La voix est souvent perçue comme une identité. Chaque chose a un son, un bruit. Donc si nous ouvrons toutes les possibles résonances du corps, celui pourrait incarner une plus grand partie du monde et alors donner une ouverture à ce que nous croyons être notre identité.
Nous allons essayer d’accéder à des sonorités surprenantes, déstabiliser l’idée qu’on a construit de notre voix pour qu’elle puisse devenir un outil libre de jugements.
C'est un travail qui veut accompagner un Clown libre, vaste, ouvert à la résonance de l’univers.
Nous allons essayer d’écouter vraiment notre voix, l’autre et le monde. Il ne s’agit pas de chanter mais d’écouter.
Le travail se base sur la technique vocale “Embodied voicework” créée par Lisa Sokolov qui m’a était transmis par Nihan Devecioglu. Parallèlement, je suis aussi partie en Mongolie apprendre le chant mongole et cela a ouvert le rapport que j’ai avec ma voix dans une direction plus “sauvage”.
L’idée c’est de permettre au Clown d’avoir une voix à ample spectre pour qu’il puisse se surprendre d’être “autre” et aussi lui permettre d’étendre ce qui est là et entrer en résonance.
Nous allons également chanter ensemble et en binôme pour apprendre à donner notre voix.
Il s’agit de se rendre disponible, de se laisser faire, de s’abandonner à ce qui est la, à la présence et au présent de notre corps-voix.